Approche Carpe Diem et maladie d'Alzheimer

Échanges et discussions sur l'accompagnement

Publi le vendredi 03 août 2007

Vendredi 03 août 2007

Réponses à vos messages

Merci  beaucoup pour vos messages et commentaires. Voici mes réponses:

 

Madame Patricia Floutier (France): bon courage dans votre projet  d’unité.  Vous souhaitez poursuivre les échanges. Je vous propose deux options :

1-      par courriel: laissez-moi votre adresse électronique.

2-      Lors d’un prochain voyage que je ferai en France. Du 15 septembre au 3 octobre 2007, je serai dans la région de Bordeaux, de Poitiers, au Havre (Pays de Caux) et à Paris pour des conférences, formations et colloques.

 

N’hésitez pas à me donner des nouvelles !

 

Madame Gabrielle  Fraslin (France): si votre directrice et votre président du conseil d’administration sont intéressés à échanger sur la philosophie et l’approche à implanter dans la future maison de retraite ou dans le cantou, je le ferai avec plaisir. L’implantation d’une approche nouvelle dans ce type de projet est viable dans la mesure où la direction s’y engage totalement. 

Je suis d’accord avec vous, les politiques ne se remuent pas beaucoup. Si de nombreuses personnes âgées ne votent plus comme celles qui souffrent de la maladie d’Alzheimer, ils devraient considérer que leurs familles et les personnes comme vous et moi votent.  On dit que pour chaque personne atteinte, c’est trois membres d’une famille qui en sont affectés. Les dernières statistiques annoncent qu’actuellement, un million de personnes sont atteintes en France et que 200 000 nouvelles personnes seront diagnostiquées à chaque année. Ça fait du monde aux urnes…ils devraient y penser !

 

Dr Jean-Louis Marie (France) :  je serai de retour dans la région de Poitiers en septembre. Je vous communiquerai les coordonnées dès que je les aurai. Si vous préférez venir nous visiter lors de votre séjour à Montréal en octobre, écrivez-moi et nous conviendrons d’un moment. Trois-Rivières n’est qu’à 1h15 de Montréal.

À bientôt !

 

Madame Genevieve Arnaud (France): vous souhaitez faire un stage à la Maison Carpe Diem. Le projet est possible mais cela doit se planifier à l'avance car nous recevons déjà de nombreux stagiaires et les lieux physiques ne sont pas adaptés pour recevoir plusieurs stagiaires en même temps. Lorsque notre projet d'une deuxième Maison Carpe Diem sera enfin réalisé, toutes les facilités pour recevoir des stagiaires seront prévues. En attendant, l'idéal est de correspondre et d'échanger sur les modalités et les possibilités. À bientôt,

 

Madame Lassimouillas (Bordeaux, France): je suis heureuse d’apprendre que le documentaire vous a été utile dans votre formation d’aide soignante. J’espère que cela vous a aidé dans votre stage et que cela servira aussi dans votre pratique.

Salutations !

 

Madame Zaccaï-Reyners (Bruxelles, Belgique):

 vous me demandez si je connais des lieux d’hébergement en Europe qui travaillent dans le même esprit que Carpe Diem. Depuis la diffusion du documentaire, j’ai reçu plusieurs fois cette demande. Malheureusement, je n’en connais aucune qui soit parvenue à dépasser les contraintes organisationnelles habituelles comme nous le faisons à la Maison Carpe Diem. Par contre, de plus en plus de maisons de retraite changent leur vision, forment leur personnel avec cette approche, modifient et assouplissent leur processus de travail afin d’améliorer la qualité de vie des résidents.

 

Une particularité de notre approche est qu’elle débute avec l’apparition des premiers signes de la maladie et qu’elle se poursuit avec différentes formules d’accompagnement à domicile et de courts séjours allant de quelques heures à quelques semaines. Cette intégration progressive permet d’établir un lien étroit de confiance avec la personne atteinte et ses proches. Ce processus facilite grandement l’arrivée de la personne et son hébergement à long terme.

Pour les autres sujets, je vous répondrai à votre adresse électronique.

A très bientôt,

 

Monsieur Alain Gauthier (Outaouais, Québec) ;

Merci pour ces bons mots d’encouragement. Vous demandez si cette approche est exportable ?  Assurément que la partie liée à la sélection et à la formation du personnel est exportable à la condition que la direction en place sera en mesure de maintenir le cap, ce qui n’est pas évident. Ensuite, il faut accepter de modifier l’organisation du travail classique qui compartimente les rôles et tient davantage compte des « postes » que des personnes qui y vivent. Exporter Carpe Diem, c’est accepter de prendre des risques, de donner autant de chance à  la liberté qu’à la sécurité, au médical qu’au psycho-social. C’est contrôler nos propres peurs pour éviter de contrôler les personnes que l’on accompagne. C’est partager avec les familles, le conseil d’administration et tous les membres de  l’équipe, l’idée de risquer la vie.  Pour le personnel, c’est accepter la polyvalence et le décloisonnement. C’est aussi risquer l’absence de hiérarchie dans l’équipe. Tout cela est beau et facile à dire, croyez-moi, c’est moins facile à faire !!

Enfin, c’est exportable dans la mesure où des citoyens concernés et désirant offrir une alternative au système actuel, se regroupent et se lancent dans l’aventure.

Faites-moi signe si vous désirez en discuter davantage !

 

Madame Anne Stremler (Metz, France) : si votre projet de mémoire portant sur les aspects bénéfiques de l’approche Carpe Diem sur l’évolution de la maladie en comparaison avec une approche plus classique,  tient toujours, il me fera plaisir d’en discuter avec vous. Ce type de recherche permettra sûrement de faire avancer les connaissances dans ce domaine qui en a encore bien besoin.

Écrivez-moi par courriel, je n’ai pas votre adresse…

 

Madame Dominique Rose (Montréal, Québec) :

Lorsque le moment sera venu de chercher un lieu d’hébergement pour votre mère, faites-moi signe, notre deuxième maison sera peut-être démarrée et une place sera peut-être disponible pour votre mère. Je sais, Trois-Rivières n’est pas à la porte mais pour avoir l’esprit tranquille, cela vaut peut-être la peine d’envisager cette possibilité.

Au revoir !

 

Armande (Québec)

Vous demandez ce que le gouvernement attend pour soutenir notre projet d’une deuxième maison ?  Et bien le gouvernement n’attend plus, il a donné sa réponse au mois de février dernier. C’est un refus, non pas sur le fond mais sur la forme. En d’autres termes, le gouvernement reconnaît la pertinence de notre projet mais ne trouve pas le moyen de nous donner l’autonomie nécessaire pour y arriver. Il semble que la loi ne permette pas à un organisme communautaire d’accueillir des personnes en grande perte d’autonomie sans être lié à un établissement du réseau.

 

Le problème est que le fait d’être lié par contrat avec un établissement du réseau nous obligerait à répondre aux besoins identifiés par l’établissement et non aux besoins que nous identifions nous-mêmes. De plus, et c’est très important, un tel contrat avec un établissement public donnerait à cet établissement la « responsabilité clinique », ce qui est fondamentalement inacceptable car notre force réside justement dans cette approche clinique. Cette responsabilité clinique veut dire que tous les professionnels (infirmière, travailleuse social, ergothérapeute, etc relèveraient du réseau public avec les règles et normes régissant les établissements publics. Nous, notre responsabilité serait d’offrir « gîte et couvert » ainsi que les services « non-professionnels ». Si cette forme de PPP plaît aux entrepreneurs privés à but lucratif qui n’ont plus le souci de recruter leur clientèle (c’est le CSSS qui comble les places) et qui sont soulagés de la responsabilité professionnelle, cette formule est inacceptable pour un organisme communautaire comme le nôtre qui a pour mission d’offrir une alternative à l’institution et de servir de lieu de stage, de formation et d’apprentissage.

 

Nous ne lâchons pas pour autant car nous considérons cette réponse comme un refus « technique et administratif » et non comme un refus « politique ». Le ministre de la santé Philippe Couillard a toujours le pouvoir d’autoriser ce projet à titre expérimental et à titre de milieu de stage et de formation pratique.

 

Malgré ce refus, nous multiplions les activités de financement pour construire cette maison. Nous irons bientôt frapper à nouveau à la porte du ministre !


Écrit par nipoirie | Permalien | |

1 Commentaire :

Commentaire crit le dimanche 19 août 2007 à 11:31:31 (lien)
PATRICIA FLOUTIER
Madame , merci pour votre réponse sachant que vous avez fort à faire .Je vous remercie de votre disponibilité , je souhaiterai pour sensibiliser mes équipes mes aussi la direction diffuser le film de MME SERFATY et engager ainsi une reflexion sur le prndre soin de ces personnes . Dond dans un premier temps je souhaiterai connaitre les demarches pour me procurere le film .
Mon adresse mail est : floutier.patricia@neuf.fr
Merci d'avance pour votre aide et continuer dans cette belle aventure.;


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